Pas de bien être sans bien faire !
Ce concept, développé par Yves Clot (professeur émérite de psychologie du travail au CNAM) peut se résumer ainsi :
Le bien-être au travail ne résulte pas seulement de bonnes conditions de travail ou d’une ambiance agréable. Il naît avant tout de la possibilité de faire un travail dont on peut être fier.
Pour Yves Clot, le “bien faire” précède le “bien-être”. Un salarié se sent bien lorsqu’il peut :
- réaliser un travail de qualité selon les règles de son métier ;
- utiliser pleinement ses compétences et son expérience ;
- résoudre les difficultés rencontrées avec ses collègues ;
- disposer d’une autonomie suffisante pour produire un travail dont il est satisfait.
À l’inverse, lorsque l’organisation empêche de travailler correctement (manque de temps, procédures inadaptées, objectifs contradictoires, manque de moyens…), le salarié est contraint de produire un travail qu’il juge inachevé ou mal fait. C’est ce que Yves Clot appelle le “travail empêché”.
Ce n’est donc pas uniquement la charge de travail qui fait souffrir, mais l’impossibilité de faire du bon travail.
La charge de travail ne s’élimine pas, elle se régule par la planification et le dialogue entre différentes PIP.
Nous ne dormirons pas de la même manière si nous nous couchons le soir satisfait d’avoir résolu un problème ou fatigué par un travail empêche par des procédures ou comportements absurdes.
Il n’y a donc pas de bien-être durable sans la possibilité de bien faire son travail.
Pour un dirigeant, le management ne devrait pas seulement chercher à améliorer la qualité de vie au travail (QVCT), mais surtout à créer les conditions permettant aux équipes de discuter du travail réel, de définir ensemble ce qu’est un travail de qualité et de disposer des moyens de le réaliser. Le bien-être devient alors une conséquence du travail bien fait, et non un objectif déconnecté de l’activité.
Le travailliez bien fait c’est aussi la santé !
C’est là que se cachent les coûts sociaux internes. Retrouvez mon blog "Tous les dirigeants devraient connaitre ces chiffres"



